Caddie rouge

Concept chorégraphique de danse sans le spectacle et écriture de textes quasi-anthropologiques

Manifeste :

1. Danser dans les lieux où l’on danse, parfois
2. Ne pas échanger la danse contre de l’argent
3. Habiter le lieu, et accepter les musiques qui viennent
4. Danser avec et/ou en compagnie d’autres
5. Ne pas faire spectacle
6. Rester des danseuses

Directeur artistique : Michaël Houseman

Danseuses : Nathalie Marcoul et Mélanie Mesager

Sorcière, marquise et madison

« C’est alors que la marquise fit un rêve. Et dans son rêve, elle vit un homme qui avait exactement les traits de votre visage, monsieur. Quel hasard! Cet homme, elle l’appelait le vicomte »

photo : Nathalie Marcoul

J’aurais voulu davantage : la créature humaine dépouillée, seule avec elle-même, comme il fallait bien pourtant qu’elle le fût quelquefois, dans la maladie, ou après la mort d’un premier-né, ou quand une ride apparaissait au miroir, écrivait l’empereur Hadrien dans ses mémoires fictives rédigées par Marguerite Yourcenar. La chorégraphie Parasite montre un corps dépouillé de technique prestigieuse. Un corps en proie à ses mouvements presque involontaires, ceux que l’on fait sans vraiment s’en rendre compte et que l’on appelle, parfois, des gestes « parasites ». Ce corps est-il le mien ? Partiellement. Il est également celui du public qui le construit de son regard et qui est amené symboliquement, au début du spectacle, à l’habiter. Les histoires que je raconte sur lui sont en partie vraies et en partie fictives. Ma théorie est la suivante : la danse habite dans les failles du langage, quand on ne comprend plus très bien ce que ça veut dire.

Ernesto processus

L’écriture d’Artaud

Je crois que je pourrais m’habituer à être une femme

Jérôme